En ce 25 novembre, un dicton bien connu m'est revenu en mémoire. "A la Sainte Catherine, tout bois prend racine"...
J'en profite pour vous proposer l'un des premiers dessins du carnet de voyage... L'une des premières découvertes de Phébus avant le coucher du soleil...
Voici donc l'intro de mon carnet de voyage et de ma prochaine nouvelle.
Le soleil est presque au terme de sa descente lorsque Phébus s'éveille. Ses blessures sont cicatrisées depuis longtemps. Pourtant, il a du mal à émerger. Chose qui ne lui était plus arrivée depuis bien des siècles. Et que dire de ce qui l'entourent ? Ou qu’il tourne la tête, il tombe sur des parois grisâtres. De la roche à perte de vue, visiblement, il a dû atterrir dans une sorte de grotte...
Il fait encore quelques pas, essayant de rassembler ses souvenirs puis tout lui revient en un bloc. Sa fuite éperdue, son entrée dans le monde elfique et enfin sa rencontre avec l'elfe Rivalen puis le cheval-fée Bayard.
Alors, il serait encore sous terre, dans les méandres d'une immense caverne au teint gris. Quoique la surface soir encore toute proche. Comme en témoigne le soleil venant frapper, ça et là, la paroi rugueuse. L'astre règne encore mais bientôt, il cèdera de nouveau sa place. Et le chasseur du crépuscule n'aura plus qu'à se glisser sous la douce protection de la lune.
Enfin, je pourrais voir autre chose que ce dédale minéral. Songe-t-il en se débarrassant de quelques graines argentées.
Il se dirige alors vers la sortie. Enfin, il sera à l’air libre même si ce n’est que pour retrouver un paysage aussi figé et stérile que celui qui l’entoure. De temps à autre, ses narines frétillent à l’odeur de son propre sang qui s’est quelque peu écoulé sur le plancher de roche. Sans doute les seules couleurs que je pourrais voir avant longtemps. Soupire-t-il en se rappelant l’immense étendue de pierre.
Puis son regard tombe sur une tâche sanguine bien plus éclatante que les autres. Intriqué, il s’approche.
Mais ce n’est pas une simple flaque de sang ? On dirait plutôt…Loin sous la surface, à même la roche et sans la plus petite trace de terre cela semble pourtant impossible
Il s'agenouille alors, face à la plantule écarlate. Il n’y avait aucune trace de vie végétale ou animale en ce lieu, la veille encore, et cette couleur rouge. Voulant en avoir le cœur net, il la saisit et remarque qu'elle repose à même le sol, sur une roche qu'elle commence tout simplement à éroder.
Juste là où mon sang s'est écoulé...



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