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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 08:54

Nous sommes au tout début de l'automne et pour marquer le passage des saisons, je vous propose une petite histoire tissée autour de la légende de la déesse Perséphone. Cette nouvelle en trois parties a pour particularité d'avoir été écrite selon les critères d'une fiche de jeu de rôle. Une approche un peu particulière pour conter cette histoire centrée autour d'un seul personnage : Coraline.

 

Naissance et petite enfance de Coraline


Ce fut par une belle nuit de mars, ou plus exactement aux premiers instants du 21ème jour, jour de l'équinoxe de printemps, que vint au monde une splendide petite fille. Juste après le chant du carillon...

Cela se passait au fin fond d'un village. Loin de tous et de toutes, un lieu privilégié où le temps et la civilisation semblaient s'être arrêtés.

La vie reprenait ses droits de plus belle. La végétation bourgeonnait depuis déjà bien longtemps. De nombreux arbustes ployaient sous une profusion de blanches et délicates corolles. Bientôt, la nature s'éveillerait tout en douceur au jour nouveau.

Ainsi, quelques heures plus tard, les premiers oiseaux entonnèrent leurs chants, berçant l'enfant qui souriait doucement. Elle promettait déjà d'être bien jolie, cette petite à laquelle sa mère offrit un bien singulier présent, un sublime pendentif aux couleurs uniques, brillant d'un éclat à la fois doux et doré. Mais le plus étonnant restait encore sa forme, celle d'un joli entrelacement de brins de blés...

Une œuvre unique, à la fois précieuse et remarquable de finesse.

Ce fut donc ainsi qu'elle reçut son tout premier cadeau, des doigts encore tremblants de sa mère. Douce et radieuse en dépit de son état de faiblesse, elle semblait si heureuse, cette belle dame au teint doré. D’un geste empli de tendresse, elle ramena son enfant à elle avant de la serrer tout contre son sein, lui offrant toute la chaleur que la petite était en droit d’attendre. A cet instant qui aurait pu imaginer ce qui allait suivre ? Puisque, soudain, les bras de la jeune femme lâchèrent l’enfant avant que d’autres ne s’en saisissent aussitôt pour l’emmener au loin. Et ce sans la moindre protestation de ladite mère. Pourquoi ? Seul l'avenir le lui révèlerait, au terme de bien des années. Encore fallait-il qu'elle puisse conserver ce seul souvenir de celle qui venait de lui donner le jour. Chose qui était plus qu’incertaine au vu des circonstances entourant sa naissance.

Ainsi, commença donc son enfance, pareille à celle de n'importe quelle autre petite fille. Elle vivait dans un village paisible sous le soleil de Sicile. Marius et Rosa, ses parents d'adoption l'aimaient comme leur propre enfant. Ils avaient d'ailleurs fini après pas mal d'hésitation par lui donner le prénom de Coraline.

Ainsi passèrent ses cinq premières années, tout en douceur et félicité...

Ses premiers cris de bébé devinrent vite des mots d'une voix étonnamment douce, aussitôt maîtrisés aussitôt chantés. Elle semblait tout simplement douée d'une voix unique et ses dons ne se limitaient pas qu'au seul chant. Car en plus de parler à la perfection, Coraline voulut aussi très vite se redresser.

Son premier essai fut d'ailleurs épique. Il aurait même pu lui coûter de graves et nombreuses blessures si la végétation ne l'avait en quelque sorte protégée. Cela se passa en un bel après-midi d'été. Coraline se trouvait dans le jardin de ses parents, bien à l'abri sous une ombrelle pâle. Sa chevelure commençait à s'allonger en délicates boucles aux étranges reflets bleutés voire violets mais cela n'était jamais qu'une curiosité que sa mère arrivait sans peine à masquer. Et pour en revenir à nos premiers pas, Coraline, parlait déjà très bien et semblait à tout prix vouloir marcher. Désir que ses jambes visiblement trop faibles ne pouvaient malheureusement pas combler. Quoiqu’il fut un peu tôt pour s'inquiéter. Les pédiatres ne voyaient rien d'anormal. Elle était juste un peu plus lente de ce côté-là. Et puis, elle était encore si jeune en dépit de certains dons plus que précoces. Fait qui avait du tromper les parents de la jeune enfant…

Et puis, ils n'allaient plus trop tarder à être rassurés. Cela se passa donc par un bel après-midi de fin d'été. Un de ces jours si calmes qu'on en oublierait presque que tout peut basculer le temps d'un souffle, d'un simple vers. La nature somnolait sous le soleil alors que toute la petite famille goûtait un moment de calme, entre deux récoltes, avant de se remettre au travail.

Ainsi, durant leurs heures de labeur, ils laissaient la petite Coraline aux bons soins de sa gardienne. Laquelle, bien qu’irréprochable et, normalement, plus que sérieuse, s'octroya soudain ce qui ne devait être au début qu'une très courte pause. Elle déposa l'enfant dans son parc avant de s'éloigner. Qu’y avait-il à craindre après tout ? Coraline ne savait pas se lever et elle n'en avait que pour quelques minutes, même pas dix.

De son côté, la petite ne l'entendait pas vraiment de cette oreille. Elle guettait de ses yeux d'enfant le spectacle de la vie, le ballet des oiseaux, les couleurs des insectes lorsque son attention fut soudain captivée par le délicat balancement d'une branche au gré du vent. C'était plutôt inattendu, cet intérêt pour un simple rameau fleuri. Mais c'était plus fort qu'elle, elle ne pouvait en détacher le regard. Elle semblait vraiment danser. C'était si magique qu'elle finit par vouloir l'attraper. Elle prit d'abord appuis sur ses bras avant de s'agripper finalement au premier support venu et d'enfin se redresser après une bonne dizaine d'essais.

Nul ne sut jamais comment elle parvint à sortir de son abri ni d'où virent les autres supports qui lui permirent de se redresser et d’avancer encore et encore. Puisque rien de ce genre ne se trouvait autour d'elle. Elle se trouvait sur un doux tapis posé à même la pelouse, bien à l'abri de tout danger.

Ainsi, fit-elle ses premiers pas, d'abord avec maladresse avant de gagner en force, juste au moment où le soleil la baignait en même temps que cette si jolie plante. Ce qui l’éloigna aussi étonnement vite de sa maison, elle qui n'avait pourtant jamais marché auparavant...

Complètement obnubilée par les rameaux qu'elle ne cessait de vouloir attraper, elle ne remarqua pas la route droit devant pas plus que le vacarme des voitures y circulant. Après tout, elle était encore si jeune...

Elle allait franchir la limite lorsque l'une des branches lui fouetta la main. Pas grand-chose, juste un choc léger mais suffisant pour que l'enfant se mette à hurler avant de retomber sur un sol sauvage heureusement dépourvu de la plus petite ronce ou du moindre caillou trop pointu.

Aussitôt, ses pleurs alertèrent sa mère. Laquelle se mit à hurler de plus belle lorsqu'elle comprit à quels périls avait échappé l'enfant.

- Rosa ?

Marius venait de la rejoindre et posait une main étonnée sur le bras de sa femme.

- C'est notre Coraline !!! Elle marche enfin. Elle marche enfin….

A ces mots, le visage de l'homme s'épanouit, ne comprenant pas l'état dans lequel se retrouvait sa femme.

- C'est...

Les larmes de Rosa mirent un certain temps pour se calmer. Elle avait eu si peur, horriblement peur. Puis, enfin, elle put lui dire.

- Elle n'était plus dans notre petit jardin et... Je pensais qu'elle était avec sa gardienne...

Elle avait beaucoup de mal à aligner deux mots à présent qu'elle réalisait.

- Elle aurait pu tomber sur la route ou se faire renverser par une voiture. Elle n'était qu'à deux pas.

Elle ferma les yeux en voyant une voiture passer, imaginant le pire. Et ses larmes se mirent à s'écouler à nouveau.

- Mais comment. Tout était fermé...
- Je sais, j'allais repartir aux champs et si elle n'avait..
.

A cet instant, les branches revinrent les fouetter sous la force du vent et ce fut aussi à cet instant qu'ils comprirent que sans ces arbustes qu'ils s'apprêtaient à arracher, leur fille aurait pu continuer et finir par traverser la route ou pire, en pensant aux terrains en contrebas. Il aurait suffi de si peu pour qu'elle se blesse plus que grièvement ou pire se fasse faucher par le premier véhicule lancé à trop vive allure.

Tout d’abord, Marius avait blêmi avant de pester sur la petite inconsciente, plus que décidé à lui dire bien haut sa façon de penser avant de la renvoyer aussi sec. Une telle négligence était tout simplement criminelle. Mais, il ne la trouva point. A croire qu'elle s'était volatilisée, dès que la mère avait crié. Et depuis, jamais plus, personne ne la revit.

Puis, le temps passant et avec lui leurs émotions s’apaisant, ils ne purent que se réjouir de voir leur petite gagner en assurance et se mettre à marcher très vite avant de tenter ses premiers pas de danse...

Et ce ne furent que les premiers échantillons des dons de la toute jeune Coraline. Bien d'autres se développèrent au fil de ces cinq premières années -à chaque fois accompagné d'une bien surprenante manifestation de la nature, quoique parfois plus que discrète - couvrant ses parents d'une immense fierté mais commençant aussi à attirer un peu trop l'attention sur elle.

Ainsi, au terme de ses cinq premières années, elle avait déjà appris tout ce que Rosa et Marius voulaient lui offrir. Pourtant, elle n'en était encore qu'à ses débuts.

Son véritable apprentissage commençait seulement et avec lui, les circonstances de son b
ien étrange départ dans la vie prendraient un jour tous leurs sens...

Naissance et petite enfance de Coraline



Ce fut par une belle nuit de mars, ou plus exactement aux premiers instants du 21ème jour, jour de l'équinoxe de printemps, que vint au monde une splendide petite fille. Juste après le chant du carillon...

Cela se passait au fin fond d'un village. Loin de tous et de toutes, un lieu privilégié où le temps et la civilisation semblaient s'être arrêtés.

La vie reprenait ses droits de plus belle. La végétation bourgeonnait depuis déjà bien longtemps. De nombreux arbustes ployaient sous une profusion de blanches et délicates corolles. Bientôt, la nature s'éveillerait tout en douceur au jour nouveau.

Ainsi, quelques heures plus tard, les premiers oiseaux entonnèrent leurs chants, berçant l'enfant qui souriait doucement. Elle promettait déjà d'être bien jolie, cette petite à laquelle sa mère offrit un bien singulier présent, un sublime pendentif aux couleurs uniques, brillant d'un éclat à la fois doux et doré. Mais le plus étonnant restait encore sa forme, celle d'un joli entrelacement de brins de blés...

Une œuvre unique, à la fois précieuse et remarquable de finesse.

Ce fut donc ainsi qu'elle reçut son tout premier cadeau, des doigts encore tremblants de sa mère. Douce et radieuse en dépit de son état de faiblesse, elle semblait si heureuse, cette belle dame au teint doré. D’un geste empli de tendresse, elle ramena son enfant à elle avant de la serrer tout contre son sein, lui offrant toute la chaleur que la petite était en droit d’attendre. A cet instant qui aurait pu imaginer ce qui allait suivre ? Puisque, soudain, les bras de la jeune femme lâchèrent l’enfant avant que d’autres ne s’en saisissent aussitôt pour l’emmener au loin. Et ce sans la moindre protestation de ladite mère. Pourquoi ? Seul l'avenir le lui révèlerait, au terme de bien des années. Encore fallait-il qu'elle puisse conserver ce seul souvenir de celle qui venait de lui donner le jour. Chose qui était plus qu’incertaine au vu des circonstances entourant sa naissance.

Ainsi, commença donc son enfance, pareille à celle de n'importe quelle autre petite fille. Elle vivait dans un village paisible sous le soleil de Sicile. Marius et Rosa, ses parents d'adoption l'aimaient comme leur propre enfant. Ils avaient d'ailleurs fini après pas mal d'hésitation par lui donner le prénom de Coraline.

Ainsi passèrent ses cinq premières années, tout en douceur et félicité...

Ses premiers cris de bébé devinrent vite des mots d'une voix étonnamment douce, aussitôt maîtrisés aussitôt chantés. Elle semblait tout simplement douée d'une voix unique et ses dons ne se limitaient pas qu'au seul chant. Car en plus de parler à la perfection, Coraline voulut aussi très vite se redresser.

Son premier essai fut d'ailleurs épique. Il aurait même pu lui coûter de graves et nombreuses blessures si la végétation ne l'avait en quelque sorte protégée. Cela se passa en un bel après-midi d'été. Coraline se trouvait dans le jardin de ses parents, bien à l'abri sous une ombrelle pâle. Sa chevelure commençait à s'allonger en délicates boucles aux étranges reflets bleutés voire violets mais cela n'était jamais qu'une curiosité que sa mère arrivait sans peine à masquer. Et pour en revenir à nos premiers pas, Coraline, parlait déjà très bien et semblait à tout prix vouloir marcher. Désir que ses jambes visiblement trop faibles ne pouvaient malheureusement pas combler. Quoiqu’il fut un peu tôt pour s'inquiéter. Les pédiatres ne voyaient rien d'anormal. Elle était juste un peu plus lente de ce côté-là. Et puis, elle était encore si jeune en dépit de certains dons plus que précoces. Fait qui avait du tromper les parents de la jeune enfant…

Et puis, ils n'allaient plus trop tarder à être rassurés. Cela se passa donc par un bel après-midi de fin d'été. Un de ces jours si calmes qu'on en oublierait presque que tout peut basculer le temps d'un souffle, d'un simple vers. La nature somnolait sous le soleil alors que toute la petite famille goûtait un moment de calme, entre deux récoltes, avant de se remettre au travail.

Ainsi, durant leurs heures de labeur, ils laissaient la petite Coraline aux bons soins de sa gardienne. Laquelle, bien qu’irréprochable et, normalement, plus que sérieuse, s'octroya soudain ce qui ne devait être au début qu'une très courte pause. Elle déposa l'enfant dans son parc avant de s'éloigner. Qu’y avait-il à craindre après tout ? Coraline ne savait pas se lever et elle n'en avait que pour quelques minutes, même pas dix.

De son côté, la petite ne l'entendait pas vraiment de cette oreille. Elle guettait de ses yeux d'enfant le spectacle de la vie, le ballet des oiseaux, les couleurs des insectes lorsque son attention fut soudain captivée par le délicat balancement d'une branche au gré du vent. C'était plutôt inattendu, cet intérêt pour un simple rameau fleuri. Mais c'était plus fort qu'elle, elle ne pouvait en détacher le regard. Elle semblait vraiment danser. C'était si magique qu'elle finit par vouloir l'attraper. Elle prit d'abord appuis sur ses bras avant de s'agripper finalement au premier support venu et d'enfin se redresser après une bonne dizaine d'essais.

Nul ne sut jamais comment elle parvint à sortir de son abri ni d'où virent les autres supports qui lui permirent de se redresser et d’avancer encore et encore. Puisque rien de ce genre ne se trouvait autour d'elle. Elle se trouvait sur un doux tapis posé à même la pelouse, bien à l'abri de tout danger.

Ainsi, fit-elle ses premiers pas, d'abord avec maladresse avant de gagner en force, juste au moment où le soleil la baignait en même temps que cette si jolie plante. Ce qui l’éloigna aussi étonnement vite de sa maison, elle qui n'avait pourtant jamais marché auparavant...

Complètement obnubilée par les rameaux qu'elle ne cessait de vouloir attraper, elle ne remarqua pas la route droit devant pas plus que le vacarme des voitures y circulant. Après tout, elle était encore si jeune...

Elle allait franchir la limite lorsque l'une des branches lui fouetta la main. Pas grand-chose, juste un choc léger mais suffisant pour que l'enfant se mette à hurler avant de retomber sur un sol sauvage heureusement dépourvu de la plus petite ronce ou du moindre caillou trop pointu.

Aussitôt, ses pleurs alertèrent sa mère. Laquelle se mit à hurler de plus belle lorsqu'elle comprit à quels périls avait échappé l'enfant.

- Rosa ?

Marius venait de la rejoindre et posait une main étonnée sur le bras de sa femme.

- C'est notre Coraline !!! Elle marche enfin. Elle marche enfin….

A ces mots, le visage de l'homme s'épanouit, ne comprenant pas l'état dans lequel se retrouvait sa femme.

- C'est...

Les larmes de Rosa mirent un certain temps pour se calmer. Elle avait eu si peur, horriblement peur. Puis, enfin, elle put lui dire.

- Elle n'était plus dans notre petit jardin et... Je pensais qu'elle était avec sa gardienne...

Elle avait beaucoup de mal à aligner deux mots à présent qu'elle réalisait.

- Elle aurait pu tomber sur la route ou se faire renverser par une voiture. Elle n'était qu'à deux pas.

Elle ferma les yeux en voyant une voiture passer, imaginant le pire. Et ses larmes se mirent à s'écouler à nouveau.

- Mais comment. Tout était fermé...
- Je sais, j'allais repartir aux champs et si elle n'avait..
.

A cet instant, les branches revinrent les fouetter sous la force du vent et ce fut aussi à cet instant qu'ils comprirent que sans ces arbustes qu'ils s'apprêtaient à arracher, leur fille aurait pu continuer et finir par traverser la route ou pire, en pensant aux terrains en contrebas. Il aurait suffi de si peu pour qu'elle se blesse plus que grièvement ou pire se fasse faucher par le premier véhicule lancé à trop vive allure.

Tout d’abord, Marius avait blêmi avant de pester sur la petite inconsciente, plus que décidé à lui dire bien haut sa façon de penser avant de la renvoyer aussi sec. Une telle négligence était tout simplement criminelle. Mais, il ne la trouva point. A croire qu'elle s'était volatilisée, dès que la mère avait crié. Et depuis, jamais plus, personne ne la revit.

Puis, le temps passant et avec lui leurs émotions s’apaisant, ils ne purent que se réjouir de voir leur petite gagner en assurance et se mettre à marcher très vite avant de tenter ses premiers pas de danse...

Et ce ne furent que les premiers échantillons des dons de la toute jeune Coraline. Bien d'autres se développèrent au fil de ces cinq premières années -à chaque fois accompagné d'une bien surprenante manifestation de la nature, quoique parfois plus que discrète - couvrant ses parents d'une immense fierté mais commençant aussi à attirer un peu trop l'attention sur elle.

Ainsi, au terme de ses cinq premières années, elle avait déjà appris tout ce que Rosa et Marius voulaient lui offrir. Pourtant, elle n'en était encore qu'à ses débuts.

Son véritable apprentissage commençait seulement et avec lui, les circonstances de son bien étrange départ dans la vie prendraient un jour tous leurs sens...

 

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 19:12

En ce premier jour de l'automne, j'ai choisi de mettre une autre déesse à l'honneur : la déesse grecque Perséphone (Proserpine pour les romains) dont la légende est intimement liée au passage des Saisons. Aussi appelée la très redoutable, la déesse au miel, elle est l'épouse d'Hadès et la reine des Enfers.

 

 ~ ~ ~ ~ ~ 

 

 

Selon la légende, Perséphone est née de l'union de Zeus, roi des dieux, avec sa soeur, la déesse Déméter, déesse des Moissons *. D'une très grande beauté, la jeune déesse est tout d'abord appelée Coré (Jeune fille) en relation avec Déméter (la Mère). Elevée à l'écart des autres divinités en Sicile, elle attire néanmoins l'attention d'Hadès, le roi des Enfers, qui en tombe amoureux et décide d'en faire sa reine.

 

A l'insu de Déméter, Zeus accorde la main de sa fille à son frère. Ainsi le destin de Coré semble désormais scellé. Et c'est dans les prairies de l'Enna, toujours en Sicile, qu'il va s'accomplir. Alors qu'elle se promène en compagnie de nymphes, Coré a l'attention attirée par des narcisses s'épanouissant au soleil. Se penchant pour cueillir l'une de ces fleurs, elle voit avec épouvante le sol s'ouvrir, laissant surgir un char tiré par des chevaux couleur de jais. Cet équipage, la jeune déesse le reconnaît aussitôt avant de tenter de s'enfuir mais plus rapide, Hadès l'attrape par le poignet et l'entraîne avec lui dans les profondeurs du monde souterrain. De toutes les nymphes présentes, seule Cyané, témoin du rapt, avait tenté de s'interposer, en vain, le dieu étant trop puissant pour elle. Inconsolable, Cyané ne cessa de pleurer et à force, finit par se changer en fontaine.

 

Quant au sort de Coré, alertée par les cris désespérés de sa fille et de Cyané, Déméter accourt mais arrive trop tard. Ne sachant ce qu'il s'est passé, elle parcourt pendant neuf jours et neuf nuits la terre à la recherche de sa fille avant de s'adresser à Hélios, le dieu du Soleil qui voit tout, qui sait tout. Pris de ptité, le dieu lui révèle l'identité du dieu ayant enlevé sa fille. 

 

Folle de douleur et de colère, Déméter quitte l'Olympe et abandonne son rôle de déesse des Moissons, frappant la terre de stérilité. Face à la menace de voir l'humanité mourir de faim, Zeus décide d'intervenir et d'amener Hadès à laisser remonter Coré à la surface. Il dépêche alors son fils Hermès auprès de son frère pour qu'il lui délivre son message et sa décision. Hadès accepte de rendre Coré à la condition qu'elle n'ait pas touché à la nourriture des Enfers. Malheureusement, Ascalaphos, un des jardiniers des Enfers, a vu la déesse ouvrir une grenade et en avaler sept grains. Ce qui suffit à la lier aux Enfers à jamais. Coré ne pouvant remonter, Zeus doit alors trouver un compromis. Ainsi, il propose à Coré de passer six mois avec sa mère (printemps et été) et six mois avec son époux (automne et hiver). *** 

 

Sous terre, Coré prend le nom de Perséphone, devenant la terrible déesse des Enfers. Toujours en accord avec son époux Hadès, tenant soit une torche soit un pavot, ce dernier symbolisant le sommeil de la nature pendant l'hiver, elle se montre aussi dure et inflexible que lui. Son seul écart sera sa relation avec le mortel Adonis. Son mariage avec Hadès ne lui ayant pas donné d'enfant, Perséphone accepte de recueillir un nouveau-né que lui confie Aphrodite après avoir châtié sa mère Myrrha. Cet enfant n'est autre qu'Adonis dont elle finit par tomber amoureuse une fois celui-ci devenu adulte tout comme la déesse de la Beauté en personne. Refusant de rendre Adonis à Aphrodite, elle se retrouve de nouveau devant Zeus qui, prudent, délègue la décision à Calliope, la muse de la Poésie. Celle-ci rend un jugement qui apaise les deux déesses, Adonis devant passer un tiers de l'année avec la déesse des Enfers, un tiers avec la déesse de la Beauté et le tiers restant avec qui il voudrait. Préférant la blonde Aphrodite, Adonis finira par éveiller la jalousie de dieu de la Guerre Arès, autre amant d'Aphrodite qui transformé en sanglier le blessera mortellement.

 

 

 

* D'autres sources en font la fille de Zeus et de Styx

** Ascalaphos fut changé en oiseau de nuit par Déméter ou écrasé sous un rocher suite à la vengeance de la déesse

*** Ou selon d'autres auteurs, deux tiers de l'année avec Déméter et un tiers avec Hadès

 

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Published by Liry - dans Mythologie
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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 12:43

Quelque part en un lieu et une époque inconnus…

 


 

Cela faisait des heures qu’elle se tenait face aux tombes. Des heures qu’elle était restée de marbre sous les flots dont la pluie n’avait eu de cesse de la gratifier avant de soudain cesser. Un instant de répit dont avaient profité ses hommes pour venir la rejoindre sans qu’elle ne semble réagir.

 

A présent, quelques timides rayons de soleil perçaient entre les frondaisons, caressant son corps encore trempé de pluie. A peine de quoi la réchauffer tandis que, sans nul doute pour la dernière fois, elle frissonna. En elle, le changement se poursuivait, inexorable, tel le temps qui s'écoule. Son propre sang lui semblait devenir si froid, à l'image de l'eau qui avait ruisselé sur sa peau. Un goût de sel et de sang s’attardait sur ses lèvres alors qu’elle ne pouvait toujours pas détacher son regard des pierres levées telles des rappels du cauchemar éveillé dans lequel elle avait sombré.


Et dans le même temps, elle se sentait revivre. Depuis que la pluie l'avait comme purifiée des vicissitudes du monde humain. Un instant, quelques nuages passèrent encore devant le brillant Hélios sans qu'elle ne réagisse. Mieux encore, elle se sentait proche d'eux. L'appel se faisait plus pressant mais elle tenait encore bon, ressassant encore et encore ses plus sombres pensées.

 

Encore un peu de temps. Je vous en prie, offrez-moi, juste un peu de temps. Que j'enterre ce que je dois enterrer.


Enterrer et renaître…


Puis, le soleil revint et Erin sourit. C'était si rare à présent. Puisque, jamais, jamais plus depuis ce terrible jour de fin août, la brune jeune femme n'avait donné le moindre signe d'émotion. C’était un peu comme si tous ses sentiments, toutes ses émotions s’étaient, à l’image de ce sang qui n’avait que trop coulé, dilués dans l'eau.


Un bruit, un murmure et l’une des silhouettes remua dans son dos, faisant gronder le loup qui se tenait à quelques pas, couché entre deux stèles, aussi immobile qu’Erin l’avait été et obstinément le demeurait. Désormais, nul ne pourrait se vanter de pouvoir surprendre celle qui se plaisait tant à se faire nommer Scylla. 

 

Personne ne pourra jamais plus me surprendre ou me faire trembler par surprise. Ce temps est maintenant révolu. Plus que ne le pensent ces pleutres, je n’ai plus rien à craindre de la nuit, des ombres de la forêt ou de tout ce qu’il peut, si près de nous, se terrer…

 

Jamais plus, simple mortel ne pourra se soustraire à notre vigilance.

 

Et avançant avec une lenteur toute calculée sa main gantée de cuir vers le prédateur, la chasseresse, à peine âgée d’une trentaine d’années, éleva la voix. Autant pour le loup que pour l’homme qui l’avait fait gronder.


- Paix, nulle crainte à avoir, mon ami. Un loup n'a rien à redouter d'un mouton. Oui, cet homme, ce pleutre ne mérite même pas le terme de Bélier.


Des paroles atones suivies d’une fugitive manifestation de lumière, si pâle et diaphane qu’elle tenait plus de l’illusion. Un mirage qui s’effaça en même temps que toute tension. Erin venait de prendre sa décision et d’un geste calma à nouveau le loup demeurant obstinément sur le qui-vive et il n'était pas le seul, loin de là. D’autres ombres, d’autres présences encerclaient la chasseresse rompue au combat. Invisibles mais bien présentes, faisant sentir le poids de leurs existences et de leurs attentions sur les mercenaires trop concentrés sur la vision de cette femme vêtue comme un homme et dont la seule trace de féminité affichée était cette longue et soyeuse chevelure que l’ondée avait autant collée à sa peau qu’à ses habits.

 

Qu’était-elle donc ? Une femme ? Une fée ? Voire pire ? Tous, ou presque, semblaient se poser la question et ce n’était guère son attitude présente qui ferait baisser ces interrogations. Elle qui tout en parlant ne remuait qu’à peine les lèvres, affichant le plus souvent son masque impassible. Elle paraissait si détachée de tout qu'elle semblait à peine vivante.

 

- Est-elle seulement une femme ? Avait même fini par demander l’un des hommes avant qu’un autre n’enchérisse sur le même ton.

- Non, c'est une de ces Nymphes. Ou encore une Fée des Eaux. Regarde-la dans les yeux et tu t'y noieras.


Ainsi, ils chuchotaient. Inquiets mais pas encore agressifs, ils ne faisaient encore que produire un ensemble de sons désagréables à ses oreilles si fines. Le loup et la chauve-souris vampire les écoutaient toujours en silence alors que le serpent sinuait lentement tout contre elle. 


Ces hommes qui la regardaient n’étaient rien d’autres que des soudards, les pires des mercenaires empestant la poudre comme à chaque fois qu'ils accomplissaient leurs sinistres besognes. Sobres tant que le travail ne serait pas fini. Des tueurs prêts à se louer au diable lui-même. Enfin, si l'on se fiait à leurs propres dires puisque face à elle, Erin si froide, Erin sans entrailles, ils tremblaient. Certains même se signaient alors que le ciel semblait à nouveau hésiter à se pencher sur son cas.


Cela aurait pu encore s'éterniser si Gregor, leur chef, n'avait enfin rompu le silence.

 

- Es-tu sûre de cela, petite ? Après, tu ne seras plus jamais la même. Peut-être même ne pourras-tu jamais revenir en ces lieux ?


Silencieuse, elle se tourna juste ce qu'il fallait pour le regarder du coin de l'œil. Des yeux bleus dans lesquels l'homme avait osé plonger son propre regard de braise. Cela avait plu à la jeune femme. Cela lui avait tant plu qu'elle l'avait de suite engagé pour ce qu'il lui restait à faire. Il fallait tenir tout être à l'écart de ce lieu et ils s'en étaient chargés, sans sourciller. Pas même lorsque la pluie s'était abattue sur eux. Pluie qui avait ruisselé sur elle comme en ce fameux jour.


Ce jour si lointain remontant à des années maintenant. L'Erin de l'époque n'avait rien à voir avec celle qui se tenait face aux tombes, enveloppée de ses seuls vêtements en attendant de revêtir un habit autrement plus éblouissant, un manteau d’écailles aux reflets de miel et d’argent. Un habit avec lequel elle pourrait enfin accomplir le dernier acte.



Mais pour le moment, elle ne demandait plus qu’une seule chose, un instant, juste un instant pour se recueillir et dire adieu à l'enfant qu'elle avait été de par le passé.

 

L’enfant que j’étais alors, l’enfant qui a été éblouie par votre éclat, Lady Anna...

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 20:31

Bonjour à tous...

 

Voilà, ça faisait un certain temps que j'avais envie de parler des mythes et légendes...

 

Aussi, pour commencer comme ce blog, s'appelle l'Ombre de la Lune

 

J'ai choisi de commencer par la déesse grecque Séléné

 

 

Plus tard, j'ajouterai des illustrations

 

 

 

**********************

 

 

Séléné, déesse de la lune

 

Osez lever les yeux vers le firmament étoilé et peut-être m’apercevrez-vous en train de voguer entre les étoiles…

 

Séléné Déesse de la Pleine Lune (Luna pour les Romains)

 

Telles auraient pu être ses paroles…

 

Car lorsque tombe le soir sur le monde des hommes  et que le soleil se couche au loin à l’ouest, plongeant dans les eaux d’Océan, Séléné, s’élance vers le ciel. Blanche déesse au front d’argent, elle passe ensuite la nuit à parcourir le monde sur son char d’Argent…

 

Ainsi depuis  la nuit de temps se succèdent dans le ciel les puissantes divinités célestes. Hélios, dieu du Soleil entamant son périple quotidien lorsque les étoiles palissent à l’approche de l’aurore et sa sœur Séléné, la blanche déesse régnant sur le ciel nocturne…

 

Fille des Titans Hypérion et Théia, déesse et magicienne versée dans l’art des filtres, elle agissait aussi sur les températures nocturnes et combat les maladies et parfois même aidait les pêcheurs en attirant les bancs de poissons à la surface.

 

De ses amours avec Zeus, naquirent deux enfants mais la déesse s’éprit aussi d’un mortel en Carie.

 

Cela se passa lors  de l’une de ses nuits d’errance où elle découvrit au détour du mont Latmos un jeune berger endormi. Emue par sa beauté la Lune se pencha alors le jeune homme et s’en éprit aussitôt, avant de s’allonger à ses côtés,  frôlant ses yeux du bout de  ses lèvres.

 

Seulement Endymion, puisque tel était son nom, fils de Zeus et de la nymphe Calycé, était mortel et craignant de le voir disparaître dans le sombre séjour des âmes, la déesse lui offrit la vie éternelle en l’endormant à l’abri de sa grotte…

 

 Ainsi Séléné et Endymion s’unirent, se retrouvant chaque nuit. Et de cette union naquirent 50 filles…

 

 

 

 

 

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 20:25

Bonjour à tous et Joyeux Noël

 

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 13:10

Vous qui croyez que les fées ne peuvent être que bénéfiques...

Veuillez écouter ma chanson...


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C’était un soir comme tous les autres à la cour du roi des Mers Grises, un soir où les conteurs de tout genre se réunissaient pour échanger leurs histoires. Et parmi eux se trouvait Leriha, une bien étonnante demoiselle. Une jeune femme spécialisée dans les histoires sombres et tragiques.

 

Et la soirée commença autour du feu, d’abord dans les rires puis dans l’émotion des grandes passions. Puis, enfin, ce fut le tour de Leriha. Elle s’avança alors à pas lents au milieu du cercle des conteurs. Délicatement drapée dans sa longue robe, pas vraiment noire mais aux tons bleutés si intenses qu’ils pouvaient rivaliser avec ceux d’une nuit sans lune, elle était à la fois dotée de la grâce d’une princesse et du charme mystérieux des sorcières. Mais il n’y avait pas que son ensorcelante beauté qui attirait les regards, ce qu’elle portait avec légèreté dans les mains captait aussi toute l’attention de l’auditoire. Une lampe, une singulière lampe à huile. Soudain, les flammes qui ne faisaient alors que danser éclatèrent en une multitude de gerbes colorées.

 

Puis un léger voile de brume se mit à envahir la pièce. Et la voix de la jeune femme commença à s’élever, douce et chantante. Car aux talents de conteuse de Lehira s’ajoutait l’art subtil des ménestrels.

 

- Connaissez-vous la légende des fées ? Tous pensent les connaître mais vous n’en voyez jamais qu’une face… Celle de la bonté et de la beauté et je vous souhaite de tout cœur de ne jamais découvrir l’autre.

 

Ecoutez ma chanson, puisse-t-elle vous guider si d’aventure, vous devriez un jour croiser le chemin des fées.

 

Les trois trésors du domaine des fées

 

 

« Loin dans le grand nord,  par delà les mers, s’élèvent les montagnes de diamants. De hautes et belles montagnes dont les douces pentes tantôt couronnées de neige tantôt couronnées d’émeraude s’étiraient jusque dans l’azur de l’océan. Et dans leur ombre bienveillante s’étendaient deux royaumes autrefois prospères. Deux états que l’avidité de leurs souverains avait fini par faire plonger dans la guerre. Une longue et terrible guerre qui les ravagea tous les deux, des années durant, alors que leurs rois étaient frères de sang…

 

Et un jour, par une nuit de pleine lune, l’un des deux souverains se perdit dans une vaste forêt de sapins. Une forêt profonde mais aussi calme et odorante. Ne sachant trop que faire, le sombre monarque s’aventura jusqu’au cœur de la sapinière. Et ce fut là qu’il les découvrit… Elles et leur magie.

 

Subjugué par le spectacle des fées, le roi les approcha. Mais l’une d’entre elles lui fit barrage avant de lui souffler d’une voix douce

 

- Toi qui a découvert le secret de l’entrée du monde des fées que leur demandes-tu ?

 

Le roi réfléchit mais hésita. Il n’aurait sans doute droit qu’à un seul souhait. Aussi préféra-t-il garder le silence. La fée plongea alors ses yeux aussi clairs que le diamant dans ceux, fuyants, de ce bien triste sire.

 

- Que crains-tu donc, roi ? Toi qui règne sans partage sur les hommes de ton royaume. En dehors de leur domaine, les fées ne sont que bénéfiques. En toi, j’ai trouvé la clé. Et puisque tu cherches la force, la richesse et le pouvoir, je te les donnerais… Il te faudra juste passer au travers de la porte menant à notre monde et prendre ces trois trésors de tes propres mains.

 

Et elle se tut un bref instant, un bien étrange sourire accroché à ses lèvres, avant de terminer.

 

- Viens me les demander et je te les donnerais mais viens…

 

Et sur ces derniers mots, elle disparut, le laissant seul face à son destin. Ainsi, le roi se retrouva-t-il abandonné au milieu des arbres magiques. Ces arbres qui appartiennent à mon royaume et non au leur… Sourit-il cruellement avant de partir rejoindre ses soldats.

 

Et les années passèrent sans qu’il n’ose jamais y entrer mais, connaissant la légende des fées, il ne se gêna pas pour faire abattre chaque sapin, chaque pin, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus aucun. Au fond de lui, il espérait, il espérait pouvoir enfin triompher avec tout l’or et le pouvoir que ces arbres enchantés lui procuraient. Mais il n’en fut rien.

 

Les deux armées campaient l’une face à l’autre. Et le roi acculé, se décida enfin à récupérer les trois trésors que lui avait promis la fée... Les trois trésors, à ces mots, il se rappela aussi ses terribles paroles. Aller les chercher… Et bien, le roi trouverait bien quelqu’un à envoyer. Quelqu’un qui reviendrait…

 

Et cette personne, il l’avait enfin trouvée. De part les deux royaumes, courrait un mercenaire, un homme affreux au visage balafré, au corps marqué des traces d’innombrables combats. Ce redoutable guerrier avait une réputation à la hauteur de sa laideur. Il ne connaissait pas la peur mais refusait aussi toute autorité. Aussi le roi perfide avait-il consacré de nombreuses années pour enfin de trouver le moyen de le faire plier. . Il savait que sa chute était imminente et cela le terrorisait… Aussi était-il prêt à toutes les bassesses pour y arriver.

 

N’avait-il déjà pas sacrifié deux de ses enfants, ses deux plus jeunes filles qu’il donna l’une à un sorcier, l’autre à un enchanteur.

 

Aussi lorsque, enfin, il sut envoya-t-il son meilleur espion sur les traces du mercenaire avec pour ordre de dérober ce que l’homme avait de plus cher. Il lui promit même la main de sa troisième fille en cas de réussite, et l’espion accomplit sa mission. 

 

Ainsi piégé, le guerrier n’eut guère d’autre solution que de plonger dans le monde des fées. Et sa longue quête commença. Le paysage qui s’offrit alors à ses yeux était à la fois baigné de magie et d’horreur. La beauté et la cruauté se succédaient aussi vite que le tonnerre suivait l’éclair.

 

A chaque pas, un nouvel adversaire…

A chaque pas, un nouveau piège à déjouer…

A chaque pas, une nouvelle blessure à porter…

 

Mais l’homme tenait bon, malgré une souffrance de plus en plus lancinante, il progressait alors que le fil de sa vie s’amenuisait. Oui, il avançait encore et encore dans ce monde où il ne pouvait même pas se restaurer, juste tenir sur ses dernières forces, ses ultimes réserves, brûlant le peu de vie qu’il lui restait. Mais il résistait, il ne pouvait pas se permettre de mourir, pas maintenant, pas avant d’avoir réussi…

 

Puis, ce fut le temps qui devint son ultime ennemi. L’homme avançait toujours mais au rythme des battements de son cœur. Au moins ainsi, il savait qu’il était encore en vie. Car tout autour de lui, il n’y avait plus rien, plus d’adversaire, plus le moindre brin d’herbe, rien que le désert blanc et lui.

 

Et cela ne semblait guère avait de fin. Non aucune, il avait beau lutter, il se sentait maintenant sombrer. Nuit après nuit, jour après jour. Enfin ce qui en tenait compte. Puis vint le désespoir et il se laissa abattre. Son épée glissa et il se retrouva sans arme. Plus rien, vraiment. Il approchait donc de sa fin. Les fées ne sont pourtant pas mauvaises alors pourquoi ? Furent ses derniers mots tandis qu’il se laissait sombrer…

 

Puis, il entendit un rire. Un rire qu’il aurait reconnu entre tous. Mais comment ? Comment aurait-il pu alors que même moi, le plus affreux des mercenaires ? Et il ouvrit les yeux et regarda autour de lui. L’azur apparut enfin et, en se penchant, il vit une terre en contrebas, si loin qu’il crut un instant se trouver en plein ciel. Puis, il sentit quelque chose piquer la plante de ses pieds. Et attrapant la dite chose, quelle ne fut sa surprise de reconnaître une branche aux délicates aiguilles d’émeraude. Ainsi, je me trouve au sommet d’un arbre cosmique…

 

Le désormais vieil homme se laissa alors glisser vers le sol avant de se relever et de chercher la source de ce rire. Qu’elle ne fut sa surprise d’y découvrir une splendide jeune femme.

 

- Bienvenue à toi, mercenaire… Tu es venu le ramener ?

 

L’ancêtre ne put lui répondre et emmena l’enfant avec lui. Son seul et unique fils. Un enfant un peu simplet... Les trois trésors, il ne savait comment le petit les avait trouvés mais cela n’avait plus d’importance maintenant qu’il avait réussi.

 

Puis, ce fut la remontée vers la surface. Mais le vieillard n’eut guère le temps de respirer qu’une ombre lui tomba dessus, le jetant violemment sur le sol avec son fils. Il eut à peine le temps de réagir que le roi perfide lui déroba les trois trésors, les abandonnant ensuite sans l’ombre d’un remord dans l’ombre de la nuit tombante.

 

Le mercenaire se sentait partir et serra son fils contre lui. Il espérait encore qu’avec de la chance, il pourrait survivre jusqu’à ce que le petit ait une nouvelle famille. Il tenta une nouvelle fois de se redresser lorsque le sol se mit à trembler, le projetant avec force contre le tronc d’un arbre mort avant de le faire choir, face contre terre. Puis, ce furent deux cris terrifiants qui transpercèrent la noirceur de la nuit. Deux cris en provenance de deux châteaux lointains mais le mercenaire n’en avait cure car le sol tremblait encore, se soulevant au rythme d’un chant infernal, le ballotant de tout côté avant qu’enfin des pointes vertes en jaillissent. L’homme eut d’ailleurs tout juste le temps d’éviter un coup mortel. Et il se recroquevilla sur l’enfant, fermant les yeux, jusqu’à ce que un silence glacial retombe sur eux. Une voix féminine retentit alors, une voix unique en son genre.

 

- Tout est fini maintenant, mon roi…Nul ne peut trahir les fées sans en payer le prix…

- Je ? Moi ? Un roi… ? Fut tout ce que le mercenaire put articuler.

- Seul un roi pouvait prendre les trésors et vous êtes le père de ce roi… Il lui faudra juste construire son propre royaume.

 

Puis, vint le lendemain et aux doux rayons du soleil, s’éveillèrent le mercenaire et son fils. Un miroir se trouvait disposé juste devant eux et là, l’homme eut la surprise de découvrir que la fée lui avait rendu non seulement sa jeunesse mais aussi sa beauté originelle. Ainsi il put repartir avec son fils, laissant derrière lui deux royaumes désormais sans roi »

 

 

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 13:07
Bonjour,

je vous présente le conte Névea, un conte à plusieurs mains et le dernier projet auquel j'ai participé avec quatre autres auteurs. Ce conte est également lisible sur le blog de Xuan...

http://xuanadoo35.unblog.fr/files/2010/02/nvea.pdf



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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 17:48
Bonjour cela faisait déjà un certain temps que je travaillais sur un projet qui me tenait très à coeur, une histoire fantastique.

Et à présent, cela vient d'aboutir et je suis ravie de vous présenter mon tout premier roman fantastique

"Au-delà des vagues... Ténébria" aux Editions Elzévir


Lien pour commander mon roman  link
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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 17:47
Bonjour,

cela faisait longtemps que je n'avais plus proposer de dessins aux crayons de couleurs.

Aussi, voici l'une de mes illustrations des terres des Ténèbres

Liry, l'éclaireuse

Liry salle d'eau, refuge de la Lune Bleue 2 [640x480]

A bientôt sur les terres des Ténèbres...

Liry
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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 07:49


Loin, très loin de là, bien à l’abri dans les profondeurs de la mer de roches, attend le vampire Phébus. Face à lui se tient une plante aux feuilles d’écarlate. Une bien fragile petite plante égarée sur le rude et cruel tapis de pierre. Cela fait déjà de longs moments qu’il la contemple, allongé à même le sol. Machinalement, ses doigts effleurent avec délicatesse les limbes de pourpre tandis qu’il ne peut davantage retenir ses soupirs de lassitude.

 

Décidément, ce que le temps lui semble long sur cette terre elfique, à croire qu’il s’étire à l’infini, comme engourdi dans la chaleur de cette immensité minérale. Et il soupire encore, berçant de son souffle frais sa bien étrange compagne. Ses feuilles sont si rougeoyantes, de vrais rubis de soie. Comme son sang qui ce matin encore s’écoulait de ses plaies. Enfin ! Ça s’est quand même arrêté ! Fichu archer ! Fichu elfe ! Fichus Fondateurs ! Puissiez-vous tous regretter un jour votre folie ! Oui, attendez que le temps fasse son œuvre et que plus aucun ancien ne pourra vous venir en aide… Et alors que ferez-vous ? Enfin, cela n’est plus son problème maintenant qu’il est parti sans espoir de retour. Et à cette horrible réalité qui revient sans cesse le hanter, il ne peut s’empêcher de hurler sa rage, la jetant avec force et fracas aux quatre vents, faisant retentir l’ampleur de son courroux jusqu’aux entrailles de la terre.

 

Et son cri funèbre est d’ailleurs si fort qu’il se propage des kilomètres à la ronde, faisant trembler jusqu’aux entrailles de la terre.

 

Soudain, il se redresse, les sens en alerte. Un danger ? Bayard ? L’appel de Bayard ! Il serait donc toujours dans les parages ? Pourtant, le cheval-fée lui avait bien dit qu’il partirait dès qu’il l’aurait déposé. Mais alors ? Il faut que je sache.

 

Aussitôt, il se rue vers la surface alors qu’il ne sait rien pour le soleil. Bah, de toute façon, il n’a nul besoin de sortir pour se rendre compte de la présence de Bayard. Le cheval-fée est là et bien là, quelque part dans les environs immédiats. Ses sabots martèlent le sol, ouvrant de ci, de là de mini crevasses, pas grand-chose à voir avec la véritable tranchée qu’il lui a offerte mais déjà bien impressionnantes pour de simple coups de sabots. C’en est même effrayant. Alors qu’en apparence, il ne ressemble qu’à une sorte de splendide cheval.  Mais il n’est pas que ça. Ça, j’ai eu le temps de bien m’en apercevoir. Puis ses yeux retombent à nouveau sur la plantule, le vampire la regarde, perplexe, est-ce un effet de son imagination, ou pousse-t-elle à vue d’œil ?

 

- C’est étrange, je sais bien que certains végétaux poussent très vite… mais là, ça dépasse tout ce que j’ai pu voir en plus de mille années de non-vie.

 

Et le chasseur du crépuscule ne peut toujours en détacher son regard. Décidément, cette plante a bien des attraits. Oui, elle fascine littéralement le blond vampire. Car si on analyse froidement la situation, le chasseur Phébus est seul, loin de son univers d’humains et de vampires, égaré dans un monde dont il ignore tout sauf qu’il lui est désormais hostile. Et le voilà tranquillement allongé, en train de discourir avec une plante à l’écorce d’émeraude et d’argent tout en étant couronnée de feuilles de sang.

 

- Qu’es-tu ?

 

Il se sent vraiment stupide à s’adresser ainsi à la jolie petite plante qui se balance au rythme de son souffle froid. Mais en même temps, cela lui fait un bien fou. Même si avant sa vie était solitaire, il pouvait encore passer pour un homme normal et se mêler incognito à la foule urbaine. Mais à présent que fera-t-il lorsque le soleil se couchera ? Existent-il seulement des humains là où il a atterri ?

 

- Non, là n’est pas vraiment la question. Le plus important est de savoir que d’autres ont expérimenté ce passage avant moi et en sont même revenus. Et puis, le soleil finira bien par se coucher…

 

Ses yeux plus que perçants glissent sur les bords frangés et dentés. Leur couleur rouge le fascine. Elle lui rappelle tellement celle du sang. Ce précieux liquide qui le fait vibrer plus que tout. Quoique depuis cette nuit fatidique, il n’a plus aucune sensation de faim. A croire que cet elfe l’a repu pour des nuits et des nuits.

 

Un sourire joue soudain sur ses lèvres sensuelles. Cet archer l’a bien nourri mais il a aussi bu  de son sang. Une moue ironique se dessine ensuite sur ses traits soudain durcis. Phébus jette un œil à son bras. Les dents de l’elfe ne sont presque plus visibles, à peine les traces de quelques grains sur sa peau d’ivoire. Ce cher Rivalen doit sans doute déjà en ressentir les premiers effets. Un peu de sang vampirique pour un elfe…Qui sait ce que cela va donner…

 

Et c’est finalement une lueur de pure cruauté qui illumine ses pupilles sur cette dernière pensée, avant qu’il ne se remette à parler à voix haute.

 

- Voyons que disaient encore tous ces livres sur les elfes et leurs légendes ?

 

Et tâchant de rassembler ses souvenirs, après tout il a le temps, vu que les pas de Bayard ont fini par s’éteindre, il finit par se masser le front. Cet air sec devient vraiment insupportable alors que le soleil frappe toujours aussi impitoyablement le manteau de pierre. S’il n’y avait sa volonté et son désir de refaire surface, il y a déjà bien longtemps qu’il aurait filé se réfugier au plus profond de la terre. C’est sans doute pour cela que tu as fendu la roche, Bayard. Pour que je fuie à jamais dans la terre. Me faire miroiter un semblant de sécurité ! Bien essayé, Bayard ! Mais je refuse ! Comme je l’ai refusé aux Fondateurs. Même s’ils m’ont tout pris, il me reste encore deux choses. Deux choses primordiales, mon bel étalon fée. … Ma non-vie et ma liberté…

 

- Et encore la possibilité de tout tenter... Oui, Il n’y a peut-être pas d’êtres humains dans ce monde. Mais il est aussi loin d’être un simple désert de roches. Je les sens d’ici toutes ces vies, oui, tous ces autres êtres plus fascinants les uns que les autres. Ce cher Rivalen et les siens n’étaient guère qu’un simple échantillon. Mais autre chose m’est apparue à la lueur de la pleine lune. Ils craignaient bien une attaque. Mais pas la nôtre.

 

Ses yeux se mettent à flamboyer avec encore plus de dureté. Le côté cruel de Phébus. Celui du prédateur prêt à frapper.

 

- Et toi ? Etait-tu déjà là la veille ? Je ne le pense pourtant pas. Non ! Plus je te vois et plus je me dis que tu as germé directement dans mon sang.

 

Soudain, quelques rais orangés frappent la mer aride et aussitôt, les feuilles se dressent en éventail. Une écorce d’argent... Une belle écorce d’argent et d’émeraude qu’il a déjà vu quelque part.

 

- Ça y est, j’ai compris !  Tu es comme eux… Oui, comme eux mais aussi comme moi…

 

Une vague d’espoir le traverse alors qu’il a enfin compris la nature de cette chose. Et ce qu’elle pourrait lui apporter. Et ensuite, quelques mots lui échappent, des mots épars, jetés ça et là.

 

- Larme de sang…. La lune sanglante, jours de tempête… Séléné… Sélène, ma déesse, la lune Sereine

 

Ces noms voyagent dans sa tête. Le vampire est songeur. Cette petite plante qui semble avoir jailli de nulle part comme le Voile Ecarlate de Sélène…

 

Un nom à nul autre pareil. A l’énoncé duquel la plante frémit. Et le vampire sourit à cette vision. Elle l’émeut presque, cette plante étonnement sensible.

 

- Sélénya… Oui, dès maintenant, nos chemins ne se quitteront plus.

 

Ainsi, baissant la main, le chasseur du crépuscule caresse la plantule d’une main tandis que de l’autre, il rogne la roche du bout de ses puissantes griffes acérées. Et ce n’est qu’en ce genre d’instant qu’on peut se rendre compte de l’incroyable force du vampire car quelques coups de griffes suffisent amplement pour dégager avec douceur les fines radicelles.

 

Phébus sourit en recueillant la douce vie dans sa paume. Il va même jusqu’à lui offrir quelques perles de son sang.

 

- Oui ! Toi, tu es comme l’arbre hôtel des elfes… mais moi, je ne t’enchaînerai jamais... Nous voyagerons ensemble, mon joli cœur de Sélénya.

 

Quelques instants s’écoulent encore alors qu’il se met à sourire. Sourire qui s’élargit lorsque l’ombre devient gigantesque, le plongeant avec son nouveau trésor dans une ombre quasi totale. Un appel plus qu’irrésistible pour un puissant vampire, l’approche d’une nouvelle nuit de feu et de sang.

 

Et aussitôt, Phébus file vers la surface qu’il rejoint en de puissants bonds félins, les feuilles vermeilles dépassant de l’une de ses poches. Cette jolie petite Sélène ne devrait pas me poser de problème. Mieux, je lui offrirai une nouvelle terre, à même la roche. Elle est comme moi, tant qu’elle aura de l’air, du soleil et de mon sang, elle pourra croître, libre et sans entrave.

 

Un choc, le sol dur de la surface. Il le brûlerait presque malgré l’obscurité ambiante. Surpris, Phébus hésite un instant avant de continuer. Non ! Cette nuit, cette ombre ne sont pas normales songe-t-il avant de songer à refaire un pas vers l’arrière. Malheureusement à peine a-t-il esquissé ce geste de recul qu’une sorte d’énorme projectile fonce droit sur lui et il ne doit sa survie qu’à ses réflexes plus qu’aiguisés. L’ombre est toujours là mais elle n’est pas normale. Phébus sent quelque chose planer dans l’air, une odeur très puissante, celle d’un prédateur.   

 

- Tu n’as rien. Reste-là, Sélénya. Qu’est-ce que c’est encore que ça... ?

 

Le vampire ferme un instant les yeux, se concentrant sur l’immense forme qu’il sait se dresser à quelques pas de lui. Il ne peut le voir mais sait comment le ressentir. Le sang qui coule dans ses veines. Son cœur qui bat violemment dans un gigantesque corps brûlant. Et bien... je peux comprendre l’émoi des elfes si c’est à ça qu’ils sont habitués. Mais quand même me confondre avec ça… Il ouvre alors les yeux, réalisant que cette ombre est avant tout une sorte de défense. Celle de cet être qu’il ne peut encore contempler malgré son gigantisme. Car il est vraiment énorme. Enorme et puissant comme le prouve la trace laissée par son poing sur le sol.

 

Phébus respire à fond, calmant l’excitation guerrière qu’il sent croître soudain en lui. Une lueur plus qu’intéressée s’allume même dans ses sombres pupilles. Cet être... Cet être, quel qu’il soit, est capable de créer sa propre barrière d’ombre. Et le sang de Rivalen qui circule encore en moi. Il est si fort cet elfe. S’il parvient à dompter ce sang sauvage qui le tourmente autant qu’il le dope… Il pourrait. Oui, il pourrait recréer un autre monde de vampires. Même si devient encore plus différente de ce qu’il était au départ.

 

Mais pour l’instant, il lui faut avant tout défendre sa peau car tout vampire qu’il soit, il ne peut encore rien contre le soleil qu’il sait maintenant être toujours en train de briller avec ardeur au-dessus de sa tête blonde. Et ramenant sa précieuse cape sur lui, il se prépare au combat, ses muscles se durcissant, prêts à se détendre…

 

- Bien ! Quoi que tu sois, je vais t’apprendre à me réveiller trop tôt… !

 
A suivre...

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  • : L'ombre de la Lune présente des récits et courtes nouvelles fantastiques à toutes époques. La mythologie grecque côtoie les histoires de vampires, fées,elfes et animaux fabuleux ou mythiques telle les dragons, Pégase ou encore Bayard. Quelques fiches mythologiques s'ajouteront aussi au fil du temps et des nouvelles
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